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Critique par le Quotidien du cinéma

Jurassic World

Critique 1 :

Reprendre une saga aussi mythique que "Jurassic Park" plus de dix ans après le dernier volet, le pari était risqué ! Cependant les producteurs placent une confiance indéfectible dans l'évolution astronomique des effets spéciaux cette décennie et c'est ainsi que le projet de "Jurassic World" vu le jour.

Le film est une suite clairement assumée des précédents opus et il relève haut la main le défi d'intégrer à celui-ci l'univers développé avant lui avec juste ce qu'il faut de références pour faire plaisir aux fans. Ce blockbuster est clairement à placer parmi les meilleurs divertissements de l'année et les curieux venus en prendre plein les yeux seront servis et plutôt deux fois qu'une ! Les effets numériques sont époustouflants bien que les animatroniques du premier volet (datant tout de même de 1993) n'ont aucune raison de rougir vu leur peu de rides.

Pour ce qui est des défauts du long-métrage, on peut déplorer une des raisons de son succès auprès du grand public : sa vulgarité Hollywoodienne. Bien que l'usine à rêves n'ait pas gagné son titre pour rien, il est à noter qu'aujourd'hui les rêves en question passent et se ressemblent. Chaque élément n'étant qu'une partie d'une équation savamment millimétré. Un scénario écrit en "mode sans échec". D'ailleurs c'est avec un déplaisir renouvelé que l'on assiste à une "Marvelisation" du blockbuster Hollywoodien (Chris Pratt et Omar Sy ne viendront pas me contredire à ce sujet) où l'emphase n'est pas mise sur le scénario, mais bien sur les effets spéciaux et l'humour des répliques invoquant le stand up tant les punchlines sont récurrentes.

Au menu des clichés, vous retrouverez les enfants ne servant qu'a être sauvés, le héros qui fait preuve de respect pour le vivant ou encore le militaire ne voyant que les applications guerrières de ce qui l'entoure. Militaire incarné par le grand Vincent D'Onofrio qu'on retrouve ici pour un autre rôle sur le devant de la scène après son excellente interprétation du Parrain dans la série "Daredevil" (tiens tiens encore Marvel).

Enfin, on retiendra de cette suite qu'elle est de bonne facture et que les critiques pouvant lui être faites ne sont qu'une question de goût personnel. Le film est actuel, à la mode si vous préférez, mais les modes passent comme passeront les apparitions de français dans des grosses productions américaines (apparitions où ils restent stigmatisés par les mots de français qu'ils sont obligés de prononcer) afin "d'inclure la France" dans un phénomène mondial qui la dépasse. La seule question qui importe aujourd'hui est de savoir dans combien de temps déplaceront-ils le gouvernail ?

Auteur : Chris Carlin
Publié le 10/06/2015 sur Le Quotidien du cinéma


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Critique 2 :

22 ans après le premier volet de la saga "Jurassic Park", les dinosaures sont (enfin) de retour. "Jurassic World" propose de se plonger dans une attraction, véritable héritage de Mr Hammond, où le spectacle est roi, où l’objectif est basé sur le nombre de visiteurs. De là à y voir un parallèle avec le box office ?

 

Tout d’abord, il faut situer le contexte. Qu’est ce que "Jurassic World" ? Un film attendu, à n’en pas douter. La raison est simple, c’est le retour des dinosaures. Pour ceux qui peuvent, souvenez-vous. Il y a vingt-deux ans, Steven Spielberg redonnait vie aux dinosaures. "Jurassic Park" devenait instantanément un film culte et sa ressortie en 3D, il y a quelques années, a fait l’évènement. L’occasion de constater auprès des plus jeunes que ce film n’avait, presque (soyons honnêtes), pas pris une ride. Le souvenir est bien plus fugace lorsqu’il s’agit d’évoquer les suites avec "Le Monde Perdu" (en 1997) puis "Jurassic Park 3" en 2001, car ces films étaient, certes honorables, mais moins bons que leur illustre aîné. "Jurassic Park" a également largement contribué à construire la légende, toujours vivante et exponentielle, d’un certain Steven Spielberg.

 

Ce dernier est d’ailleurs à la production de "Jurassic World" et a personnellement choisi le réalisateur Colin Trevorrow, complètement inconnu du grand public, mais totalement enthousiaste, en tant que fan de la saga et en tant que cinéaste, à l’idée d’être aux commandes. D’autant plus qu’il avait une histoire à raconter. Spielberg à la production, un premier rôle masculin interprété par le nouveau héros en vogue, Chris Pratt, et un certain Michael Giacchino à la musique, voilà les contours d’un film prometteur. Néanmoins, l’incertitude persistait sur ce réalisateur inconnu et sur l’histoire qu’il souhaitait raconter. 

 

Il est tant de lever le voile. Si Colin Trevorrow est un fan de la saga, son film reflète la position inconfortable qu’a dû être la sienne sur ce "Jurassic World". Le cinéaste d’un côté, le fan de l’autre. Le premier nommé a une histoire en tête, il veut faire son film, un véritable remake avec les moyens du moment. Le fan, lui, veut voir en "Jurassic World" une certaine continuité, un film qu’on a annoncé comme une suite directe. Cette division se retrouve clairement dans plusieurs plans ou séquences de "Jurassic World" et de manière plus grossière dans son histoire. Cela donne d’un côté des plans ou des séquences symboliques où un message clair est envoyé au spectateur : "Jurassic Park", c’est du passé. Sauf qu’à l’opposé, certains ressorts scénaristiques sont du « déjà vu ». Le scénario reprend clairement quelques chemins déjà arpentés dans les précédents volets. Comme la présence d’une force de sécurité militarisée qui souhaite utiliser les dinosaures à leur profit. L’autre similitude avec le film de 1993, c’est la tension qui émane du film. Si elle est quelque peu différente, elle reste bien présente. "Jurassic Park", ce sont des dinosaures effrayants, mais désormais le public est presque habitué, il faut donc faire monter la tension avec un peu plus d’artifices. Différent, mais toujours efficace. 

 

"Jurassic World" est efficace au même titre que le parc d’attractions dont il porte le nom. Les visiteurs viennent voir des dinosaures et pour que le parc fasse l’évènement, la solution est annoncée dès les premières minutes de film : il faut créer auprès du public un effet « waouh ! ». Le parallèle avec le film est évident, car le film peut, en effet, impressionner par ses effets spéciaux. "Jurassic World" assure le spectacle. Les dinosaures sont plus vrais que nature et se fondent parfaitement dans le décor. Il s’agit ici d’un blockbuster visuellement réussi qui cherche avant tout à être efficace. Ne cherchez pas les plans élaborés ou le regard particulier d’un cinéaste de talent derrière sa caméra, ce réalisateur là propose un blockbuster qui repose avant tout sur le spectacle et l’attractivité des dinosaures.

 

D’ailleurs pour bien faire les choses, un nouvel Alpha a fait son apparition. Le T-rex est mis à la retraite, place à l’Indominus Rex. Dinosaure génétiquement créé. En 2015, avec les moyens disponibles, il fallait bien ça. Et par la même occasion, ce sont les Raptors qui sont au centre du film. Il y a fort à parier que le petit Colin Trevorrow, fan de "Jurassic Park", jouait souvent avec sa meute de Raptors en figurines, laissant le T-Rex dans le coffre à jouets. Une bonne idée mise au service du spectacle. Or, à l’instar du visiteur du parc dont le parcours est balisé, tout est fait pour que le spectateur puisse tranquillement manger ses popcorns. Même les moments de « stress » sont amenés sans trop de subtilités laissant poindre parfois un certain détachement.

 

Le meilleur exemple sur ce point, c’est le jeu des deux jeunes acteurs. À aucun moment, ils ne semblent véritablement effrayés. Certains ont peut être encore en mémoire les cris stridents et la panique communicative de la jeune Lex Murphy qui ne souhaite qu’une chose, c’est partir de Jurassic Park. Dans le nouvel opus, les deux garçons cherchent l’aventure et semblent assister aux évènements avec une certaine adrénaline. Comme si être au milieu de tous ces évènements avait quelque chose de « fun ». De quoi renforcer cette impression de spectacle s'appuyant sur un scénario au service de l’efficacité qui amène forcément des regrets. Pourtant, l’idée de fond dans l’histoire était bonne. Amener un nouvel Alpha dans la hiérarchie des dinosaures et dans la chaîne alimentaire. Ce n’est, malheureusement, qu’à la fin du film que cet arc scénaristique prend son envol pour offrir un final intéressant bien que prévisible. 

 

C’est cette absence de surprise, cette impression d’être tranquillement installé en sécurité dans cette sphère qui permet de se balader au cœur de l’attraction, qui fait de "Jurassic Wolrd" un beau spectacle, un blockbuster qui a de la gueule (avec les dents…), un bon divertissement, mais pas le grand film attendu par beaucoup. Sans doute parce qu’un tel spectacle en ferait presque oublier l’essentiel. En 1993 comme en 2015, il est question de dinosaures, animaux disparus il y a des millions d’années dont la plupart étaient de redoutables prédateurs qui n’avaient besoin d’aucun artifice pour impressionner le spectateur. Dans "Jurassic World", ils perdent de leur authenticité, perçus comme les animaux rebelles d’un zoo. Or "Jurassic Park" reposait sur une force de la nature impossible à exploiter et qui cherchait avant tout à dominer pour survivre. En 1993, Steven Spielberg avait redonné vie aux dinosaures tels qu’ils étaient il y a des millions d’années. En 2015, Colin Trevorrow en a fait des animaux de zoo au service d’un spectacle « Waouh ! ».

Auteur : François Bour
Publié le 11/06/2015 sur Le Quotidien du cinéma


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Critique 3 :

Presque un an depuis le premier teaser, les fans en avaient les mains moites et la gorge serrée. "Jurassic World", ils en rêvaient. Colin Trevorrow, appuyé par un petit producteur (Steven Spielberg, ça vous dit peut-être quelque chose) l’a fait. "Jurassic Park" a enfin sa suite. Loin de toute l’hystérie que le film provoque ou a pu provoquer, c’est les mains dans les poches, lunettes 3D visées sur le crâne (ça me permet de rester correctement coiffée) que je me rends donc à la découverte de ce qui s’annonce être le blockbuster de l’été. Ma connaissance du bestiaire se limite jusqu’alors au petit dinosaure, car ouais, j’étais fan de petit pied. Autant vous dire que je n’attendais rien des nouvelles aventures de Chris Pratt… Et pourtant, si un jour on m’avait que je prendrais mon pied devant un affrontement entre deux T-Rex et un raptor, je ne l’aurais jamais cru !

"Jurassic World" est con. Vraiment très con. Permettez-moi l’expression. Il suit le schéma narratif linéaire de tous les blockbusters type (notamment ceux signé Marvel pour rejoindre mon collègue Chris Carlin). C’est stéréotypé à souhait, des clichés comme seuls Hollywood savent et aiment les faire. Ainsi en tête d’affiche nous retrouvons une jolie jeune femme faussement sûre d’elle (Bryce Dallas Howard), maniaque du contrôle et prise de panique dès le moindre dérapage. Tandis que Chris Pratt lui campe le badass aux gros bras par excellence, auteur de pseudo punch line à la pelle, la cool et classe-attitude en toute circonstance, même à deux doigts de servir de happy meal à un hybride affamé.

Et pourtant mes amis, ce que c’est bon ! Et ce n’est pas une admiratrice du genre qui parle là, mais une totale néophyte. Des scènes diablement efficaces, spectaculaire même. Le réalisateur ne vise officiellement pas dans le remake ou le reboot, mais la suite, vacillant entre nouveau départ et fan-service. Colin Trevorrow ne peut couper le cordon ombilical avec "Jurassic Park", du moins pas si facilement. Ainsi certaines crient déjà au scandale. Non ce n’est pas un Spielberg, donc pas un Jurassic. Le réalisateur est avant tout un fana de la première heure de son producteur. Mais avouons tout de même que le divertissement est fort sympathique. Tout est téléphoné, aussi bien les jump-scare que l’affrontement final que je vous laisse deviner (il suffit de lire deux paragraphes plus pour les plus paresseux). Mais rien à faire. Je m’incline, un genou à terre, l’autre je ne sais trop où. "Jurassic World" m’a régalé.

Fans d’Omar Sy, reprenez votre souffle, je ne vous ai pas oublié. A votre plus grand désarroi… En effet, sa présence, prétexte à une quelconque french touch est totalement dispensable. Ne servant à rien, pas même de comic-relief, si ce n’est à donner la réplique à Chris Pratt, nous mettrons ceci sous le compte de son anglais qui reste encore à travailler. Un petit cameo qui ravira malgré tout les fans de l’intouchable acteur, bien moins coupé que dans "X-Men".

Autre petit bémol, les dinosaures en eux-mêmes. Où est passé leur grâce, l’effroi qu’ils nous donnaient en un simple bruit de pas, tremblement de terre, respirations et grognements ? Clairement Colin Trevorrow prend le pari inverse. Peut-être a-t-il estimé que tout comme les visiteurs du parc, nous spectateurs sommes habitués, voir tantôt blasés des monstres gigantesques en 3D. De là à en faire des animaux de zoo domptables dont la confrontation en fait rire deux gamins… Le côté « horror » en est ainsi passé à la trappe. Dommage.

"Jurassic World", maelström d’action, fait partie intégrante de ces divertissements qu’il faut voir par une lourde journée comme seul l’été sait nous en offrir. Parce que la clim’ dans les salles de ciné. Parce que Delta est mon raptor préféré, c’est officiel. Parce que Zara, personnage secondaire pour ne pas dire tertiaire, meurt comme une m**** et s’en est franchement marrant. Moi perso ça m’a donné envie d’aller faire un petit tour non pas au zoo mais à Disney, pas vous ?

Auteur : Mélissa Chevreuil
Publié le 14/06/2015 sur Le Quotidien du cinéma

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Ecrit par pretty31 
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